SORTIR DU REVE - דעת - לימודי יהדות באור החסידות

SORTIR DU REVE

Qu’ont en commun les trois personnes suivantes ? La vie de Ohad tourne autour de ses études. Il s’y adonne complètement, elles sont ce qu’il a de plus important dans la vie. Chimon réussit dans sa branche, aime énormément son travail, et plus il travaille, mieux cela est pour lui. Yaël est entourée d’amies avec […]
Partager sur whatsapp
Partager sur facebook
Partager sur google
Partager sur twitter
Partager sur email
Partager sur print

SORTIR DU REVE

Qu’ont en commun les trois personnes suivantes ?
La vie de Ohad tourne autour de ses études. Il s’y adonne complètement, elles sont ce qu’il a de plus important dans la vie.
Chimon réussit dans sa branche, aime énormément son travail, et plus il travaille, mieux cela est pour lui.
Yaël est entourée d’amies avec lesquelles elle passe la plupart de son temps.
Roï, lui, passe la plupart de son temps sur l’internet, il aime en particulier voir des films.
Le point commun à ces personnes est qu’elles aiment ce qu’elles font. Leur occupation leur procure joie et plaisir, ainsi qu’une grande satisfaction.
A première vue, cela ne pose pas problème, tant que leurs occupations sont des occupations positives, ayant de la valeur.
Seulement, lorsque l’on est marié, et que l’on tient à embellir sa relation de couple, il est important de faire attention à un point délicat : si notre monde intérieur est comblé par un sujet ou une occupation qui ne concerne pas le second, quand bien même serait tout à fait légitime, et plus que cela, une bonne chose, cette occupation, risque, d’une façon ou d’une autre, d’empiéter sur la relation du couple.

Le temps étant compté, lorsque l’occupation autre prend du temps, ce temps là risque d’être ôté à celui consacré au couple lui-même.
Pire même, empli et comblé intérieurement de son occupation, travail, hobby ou autre, la personne risque de s’en contenter, voire ne pas ressentir le besoin de se retrouver ou d’octroyer du temps à son couple. Ou encore même, ne pas être intéressé par cela.

La ‘Hassidout explique que le plaisir est l’expression la plus haute de l’âme.
Ainsi lorsqu’un certain domaine de la vie se voit prendre de l’ampleur par le plaisir qu’il procure, le domaine du couple s’en voit rabaissé.
Ainsi il peut se trouver que le couple vive ensemble, passe de longues heures ensemble, chacun vivant dans son petit monde intérieur, le conjoint ne l’intéressant pas réellement, car le plaisir de son âme se trouve ailleurs.

Cette triste réalité ne fait pas la différence entre un domaine de la vie qui soit humanitaire, nécessaire, tel le travail ou encore superflu et extérieur tel films, internet etc.

La première chose à faire en un tel cas est tout d’abord de comprendre qu’il y a là un problème. Il sera important de reconnaître le tort que cela porte au couple. Ceci, avant que l’un des deux ne devienne dépendant de ce tierce domaine qui l’occupe.

Puis il sera important de décider en commun de traiter le problème en plaçant des limites et de fixer ensemble des moments dans lesquels on fera le point de la situation.

Ainsi, dans les exemples énonçés Ohad devra comprendre que son couple n’est pas moins important que ses études, Chimon limitera ses heures de travail, Yaël diminuera le nombre d’heures passées entre amies et Roï devra apprendre à redéfinir le nombre d’heures qu’il passera face à son computer.

Des plaisirs communs

Précisons que le plaisir que l’on peut ressentir lorsque l’on travaille, s’occupe, se trouve avec d’autres personnes, ce plaisir qui est purement personnel à chacun, est une bonne chose en soi. Cela renforce même la relation de couple, qui ne saurait être uniquement renfermée sur elle-même.
Le problème ne réside pas dans le fait que la personne se sent bien même seule, mais dans le fait que cela empiète sur l’harmonie du couple.

C’est pour cette raison que la réponse à ce problème ne peut être uniquement de cesser ou limiter l’engouement, mais également de décider de consacrer concrètement du temps à son couple.
Il sera alors important que le couple passe des moments de qualité, au cours desquels ils ressentiront également le goût du plaisir.

L’idéal de la relation de couple est atteint lorsque celui-ci occupe une place prédominante dans la vie et dans l’esprit de chacun des deux, lorsque le simple fait de se trouver l’un à côté de l’autre procure le plus grand plaisir.
Pour cela il sera bon de trouver des domaines communs de rencontre, procurant joie et plaisir aussi bien à l’un qu’au second : discuter, apprendre à mieux se connaître, étudier ensemble, créer ensemble, se promener, sortir ensemble, être occupé à des actes en commun, et encore.

Bien même que le plaisir soit procuré par des actes simples et banales, cela est une valeur en soi, car plus que le sujet lui-même de l’occupation, le fait d’être ensemble et d’en ressentir du plaisir est ce qui renforce les liens.
Si de plus les domaines d’intêret portent sur le spirituel, tel des actes de bienfaisance, l’étude de la Torah, non pas afin de renforcer ses connaissances, mais pour éprouver le plaisir et la satisfaction, cela ne sera que bénéfique.

Le Rabbi écrivit à un couple qui s’était tourné vers lui : « Il est souhaitable que vous instauriez un moment d’étude de Torah ensemble, de sujets qui vous intéressent tous les deux, tel que la Sidra de la semaine, une étude du jour, ou autre. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Aller au contenu principal