L’ATTENTE DANS LE COUPLE - דעת - לימודי יהדות באור החסידות

L’ATTENTE DANS LE COUPLE

Tamar est une femme très souple. Consciente que son mari travaille dur pour subvenir aux besoins de la famille, elle lui laisse la possibilité de rentrer tard. Seulement son mari Yossi a du mal à comprendre comment est ce possible qu’il ne manque pas à sa femme, comment se fait il qu’elle ne lui demande […]
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L’ATTENTE DANS LE COUPLE

Tamar est une femme très souple. Consciente que son mari travaille dur pour subvenir aux besoins de la famille, elle lui laisse la possibilité de rentrer tard. Seulement son mari Yossi a du mal à comprendre comment est ce possible qu’il ne manque pas à sa femme, comment se fait il qu’elle ne lui demande pas de revenir à des heures moins tardives.

Lorsqu’il n’existe pas d’attentes entre l’homme et sa femme, la relation, qui est basée sur le fait de donner et recevoir, perd de son cachet . Quelque part sous cela se cache le message : « Je peux me débrouiller toute seule » ou encore « Je n’ai pas vraiment besoin de ce que tu fais pour moi… »

« Que tu m’offres un cadeau ou pas cela ne change rien », « Que tu cuisines ou pas cela est la même chose » sont des phrases qui risquent de blesser et révèlent un manque de reconnaissance envers les efforts fournis par le conjoint.

Certains recommandent de ne s’attendre à rien afin de ne pas être déçu.
Il est évident qu’une attente démesurée et non réaliste risque d’aboutir à une déception. Mais n’avoir aucune attente n’est pas non plus idéal pour le couple.
Le propre du couple est d’espérer recevoir et avoir envie de donner. Il est naturel à tout un chacun d’avoir envie de cet échange qui représente un des fondements de la vie conjugale.

Attendre de façon raisonnable

Bien que l’attente soit désirable et tout à fait légitime, il est important d’attendre de la bonne manière.
Noa est une femme qui ne cache pas ses désirs. Bien que son mari Yaniv travaille dur, elle ne cesse de lui demander de rentrer tôt chaque soir. Elle se fâche lorsque cela n’est pas le cas. Cela frustre énormément Yaniv qui explique : « Elle ne comprend pas que je désire également rentrer du travail à une heure plus normale. Mais je n’ai pas le choix. Elle ne voit pas mes efforts et n’ est pas reconnaissante de tous les efforts que je fournis pour nourrir ma famille ».

« Il n’y a pas plus fort que la volonté ». Les désirs et les attentes que peut avoir l’un des époux envers le second risquent facilement de dépasser les bonnes proportions. Ces attentes sont alors perçues comme des ordres ou des obligations.
Lorsque le message qui passe entre les lignes d’une demande est « Tu es obligé de répondre à mes attentes », alors, bien que cette demande soit légitime, elle blesse le conjoint et remet en question la relation.

La plupart des désaccords du couple se déroulent autour de ce sujet. Il arrive que le demandeur exprime un mécontentement qui apparaît comme une critique et blesse alors le conjoint.
Si il obtient ce qu’il désirait, le demandeur perd cependant la qualité du lien qui l’unit à sa moitié .

Lorsque, par contre, la demande est exprimée de façon délicate et respectueuse, bien des blessures sont alors évitées. Même lorsque la demande est tout à fait logique et légitime, il est important de faire attention à préserver le respect mutuel et la proximité qui règnent au sein du couple.

Soyons attentifs au fait que la relation du couple n’est pas la même que la relation qui lie un patron et son employé. A savoir qu’à la base de tout ce que nous donnons au conjoint se trouve la volonté et non l’obligation.
Ce qui signifie qu’une volonté exprimée doit prendre en compte l’état dans lequel se trouve le conjoint, ainsi que ses possibilités et, non moins important, le fait qu’il possède le libre arbitre de répondre ou non aux attentes exprimées.

Les principes à respecter afin d’exprimer une attente en bonne et due forme :
Vérifier que l’attente soit réaliste et qu’elle prend en compte les volontés, possibilités et sentiments du second.
La demande sera precédée de paroles d’amour et d’appréciation.
Le ton de la parole sera délicat et permettra le choix du conjoint : « Si tu es d’accord…. » « Si cela n’est pas trop dur pour toi… ». Ceci dans le calme, sans débats affectifs.
Les mots seront prononcés sous la forme d’un récit qui décrit les besoins et les manques, et non comme une obligation du conjoint à remplir son devoir et ses obligations : « Je serai vraiment content si… »
Après que la demande ait été comblée, le demandeur exprimera sa reconnaissance, et ne verra pas cela comme une évidence.

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