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Bonjour aux Rabbanims. J’ai un frère qui vit en Israël et que je voudrais inviter chez moi pour les fêtes de Pourim. Il dit que c’est un problème de sortir d’Israël lorsque ce n’est pas pour accomplir une Mitsva. Je voudrais savoir ce que dit la Yamaha.

Nom du Rabbin: RABBANIMS DU SITE

Bonjour aux Rabbanims. J’ai un frère qui vit en Israël et que je voudrais inviter chez moi pour les fêtes de Pourim. Il dit que c’est un problème de sortir d’Israël lorsque ce n’est pas pour accomplir une Mitsva. Je voudrais savoir ce que dit la Yamaha.

La réussite du couple demande de la maturité. Bien que nous soyons responsable de nous même dès l’âge de 12, 13 ans, nos Sages décrètent que l’âge du mariage est 18 ans. Ceci car le mariage exige beaucoup de maturité, au-delà de la responsabilité de l’accomplissement des Mitsvots.
Au-delà d’un âge biologique, il s’agit ici d’une maturité interne.
La Torah décrit lors du mariage de Adam et Hava : « C’est ainsi qu’il quitte son père et sa mère pour s’unir à sa femme. » La Torah évoque en cela le palier de l’âge de maturité, la capacité de se séparer de l’enfance, de grandir. La Torah exige de se couper de la dépendance que nous pouvons avoir envers nos parents.
Si nous avons du mal à passer cette étape de dépendance, nous aurons du mal à bâtir notre vie de couple .
Ce qui particularise l’âge enfant est la dépendance qui existe envers l’adulte. Cette dépendance est naturelle. De par ses moyens limités, l’enfant a besoin de l’aide de l’adulte. Il est naturel que le parent fasse pour son enfant ce qu’il n’est pas capable de faire lui-même.
Emotivement l’enfant a besoin de chaleur, d’attention, il a besoin d’être complimenté, rassuré et renforcé.
Grandir et mûrir signifie que lentement et doucement l’enfant développe sa propre identité et personnalité. Il dépend, alors, de moins en moins de ses parents.
Il devient capable de réfléchir de par lui-même, de s’affirmer, d’avoir ses propres avis.
Il devient capable de faire face aux intempéries du monde qui l’entoure.
L’enfant devenant adulte ressent qu’il existe de par, et grâce à lui-même. De moins en moi dépendant de l’adulte.
Il ne prête alors plus vraiment attention à ce que l’on peut penser de lui, à l’image qu’il donne de lui-même. Au contraire, ce qui devient de plus en plus important pour lui est ce que lui-même pense du monde, le regard qu’il porte sui lui-même, ainsi que sa relation avec le Créateur, sa place et son rôle dans ce monde.
Cela ne signifie cependant pas qu’il ne prête pas attention à l’entourage, à la société qui l’entoure. Au contraire : « Il n’est pas bon pour l’homme d’être seul ». L’être humain a besoin des autres mais ne dépend pas d’eux, ne se sent menacé par personne.
Il se trouve parfois qu’une personne soit adulte de par son âge, mais de par sa personnalité il soit resté enfant et immature : il est dépendant de l’avis de son entourage, ressent le besoin de recevoir la « permission » des autres, qu’on le rassure sur sa propre valeur et qualités.
Il n’est pas sûr de lui, de sa place, de sa valeur.
Il a du mal à former ses propres opinions, à exprimer ses besoins et désirs. Il se sent démuni et rabaissé, face aux personnes qui l’entourent.
Cela peut provenir du fait d’avoir été couvé et concocté par ses parents, et c’est peut être ce qu’il s’est passé pour votre femme.
Cela se déclare parfois de façon forte et virulente, parfois de façon discrète et délicate. Il est évident que cela se répercute sur la vie de couple
Penser en adulte est être capable de s’accepter tel que l’on est, d’assumer ses qualités aussi bien que ses défauts. Etre capable de se réjouir de ses qualités et être capable de ne pas s’affoler de ses propres défauts. Etre capable de voir ses défauts comme un tremplin vers le travail de perfection personnelle.
Etre déçu de soi même et se sentir sans valeur n’est rien d’autre que la clé vers l’échec d’une vie de couple. Cela ne représente en aucun cas une forme d’humilité.
Ceci car pour pouvoir développer un véritable lien conjugal, chacun doit donner le meilleur de lui-même, le deuxième ne peut, à lui seul être à la fois l’homme et la femme.
De plus, celui qui ne s’aime pas véritablement ne sera pas capable d’aimer son conjoint de façon véridique. L’amour qu’il sera capable de ressentir ne sera qu’un amour dépendant, tel l’amour que l’enfant demande à recevoir de sa mère.

Il faut donc essayer d’analyser les raisons profondes pour lesquelles votre femme ressent un tel besoin de proximité avec ses parents : n’a-t-elle pas développé de personnalité accompagnée d’une auto estime, ayant été couvée ? Ou bien peut être a-t-elle développé une dépendance inconsciente, sans même pouvoir s’imaginer que se marier signifie passer d’une cellule familiale à une autre. Ou bien encore serait il possible que votre femme ait peur de blesser ses parents qui se sentent peut être exister lorsqu’ils conseillent et protègent leur enfant ?
Toutes ces suppositions sont bonnes et c’est pour cela qu’il est en effet sage de consulter un professionnel et commencer une thérapie, qui vous aidera, vous et votre femme à mettre au clair cette situation et à entamer un processus de changement, qui sera un changement bénéfique à vous deux ainsi qu’à votre vie de couple. Je vous souhaite une grande réussite.

Sources