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À QUOI DOIT-ON PENSER LORSQUE L‘ON PRONONCE UNE PRIERE OU UNE BENEDICTION ?
Le Traité de Berakhoth1 nous rapporte que lorsque Rabbi Èli’ézer fut sur le point de mourir, ses élèves s’assemblèrent à son chevet et lui dirent : “Maître, enseigne-nous les voies permettant d’accéder au monde futur !” Il leur répondit, entre autres : “lorsque vous priez, sachez devant Qui vous vous tenez”.
De même, le “Séfer ‘Hassidim”2 exige-t-il de prendre conscience, lorsque l’on prononce une bénédiction, que l’on adresse à Hachem, et il décrit le reproche adressé au prophète Yechaya sur les actions et paroles faites ou prononcées sans “Kavana”, par les Bené Israël.
Le Choul’hane ‘Aroukh3 précise, de plus, qu’il est de notre obligation, lorsque l’on prononce une bénédiction :
1) De penser à la signification des mots que l’on prononce.
2) De penser, lorsque l’on prononce le Nom Divin (Y.H.V.H.), que Hachem est le Maître absolu, et qu’Il fut, est, et sera (Haya, Hovè etYihyè).
3) De penser, lorsque l’on prononce Èlokim, que Hachem est Puissant et Détenteur absolu du pouvoir et de la force.
Ajoutons enfin les paroles du Rama4 : “Il faut faire attention (dans la prière) à ne sauter aucun mot, tel quelqu’un qui compterait son argent ; il veillera ainsi à ne pas avaler les mots, mais les prononcera distinctement”.
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1. Berakhoth 28b.
2. Séfer ‘Hassidim chap. 46.
3. Ora’h ‘Hayim, 5 ; voir aussi Choul’hane ‘Aroukh Admour.
4. Darké Moché – Ora’h ‘Hayim, 5.

Sources