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PEUT-ON LIRE LE CHABBATH UNE REVUE SCIENTIFIQUE, UN ROMAN ? (2)
• De plus, la Halakha interdit, le Chabbath, la lecture de livres profanes : récits de guerre, etc.1. Seuls les livres historiques contribuant à la Crainte Divine tels que “Yossefone” (de Yossef Flavius) pourront être lus2. Le Rama permet cependant (aux Achkenazim) la lecture de livres historiques profanes écrits en Hébreu, la langue hébraïque étant sacrée3. Pour cette raison, il permet aussi de lire des lettres rédigées en hébreu, Mais en aucun cas des actes bancaires, etc. L’avis du Rama est cependant repoussé par nombre de décisionnaires4.
• En ce qui concerne les textes scientifiques, enfin, les avis sont partagés : Le Rambam ainsi que Rabbénou Nissim interdisent leur lecture le Chabbath, le Ramban et le Rachba la permettent. L’avis de Rabbi Yossef Karo dans le Choul’hane ‘Aroukh5 est conforme à celui du Rambam. Admour Hazakène6 ainsi que le Michna Beroura2 mentionnent cependant que l’usage est de permettre ces lectures. Le Michna Beroura conclut cependant au nom du Élia Rabba qu’un homme scrupuleux n’étudiera et ne lira le Chabbath que des textes toraniques7.
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1. Choul’hane ‘Aroukh 307, 16 au nom des Tossafoth.
2. Voir Michna Beroura 307, 58.
3. Voir Michna Beroura 307, 63.
4. Chalah, Bayith ‘Hadach, Taz, Gaon de Vilna, Choul’hane ‘Aroukh Admour 307, 30 – voir Ketsoth Hachoul’hane vol. 6, p. 17a, note 43.
5. 307, 17 – voir Yad Malakhi – Kelalé Hachoul’hane ‘Aroukh, Kelal 17.
6. Choul’hane ‘Aroukh Admour Hazakène 307, 31.
7. Voir encore : Chemirath Chabbath Kehilkhatah p. 386, dont l’avis se rapproche de celui du Michna Beroura, Or Letsion vol. 2, p. 211, interdisant formellement le Chabbath toute lecture non toranique (y compris le nom d’une rue, sauf en cas de grand besoin).

Sources