D’OU PROVIENT LA COUTUME DE DIRE “’ALENOU LECHABEA’H” A LA FIN DE LA TEFILA ?
Le Rambam, le Aboudraham, ainsi que nombre de décisionnaires mentionnant la Tefila en détail, omettent ‘Alénou Lechabéa’h1.
Le Ma’hzor Vitri (élève de Rachi), le Rokéa’h, puis le Col-Bo et enfin le Tour2, mentionnent, eux, la prière de ‘Alénou après chaque Tefila.
Le Rokéa’h, ainsi que le Col-Bo3, apportent de plus une tradition selon laquelle l’auteur de cette prière n’est autre que Yehochoua’, qui la récita lors de la prise de Yeri’ho. Le ‘Hida4, rapporte, au nom de Rav Haï Gaon, que Raban Yo’hanane ben Zakaï est celui qui institua la récitation de ‘Alénou Lechabéa’h à la fin de chaque prière.
Le but de cette prière, d’après le Ba’h5, est de graver dans son cœur, avant de rentrer chez soi, l’unicité Divine, ainsi que la foi en la perdition future de toute idolâtrie.
Le Minhag, dans certaines communautés Achkenazes, est de ne prononcer ‘Alénou qu’après Cha’harith et ‘Arvith. D’après le Ari Zal et le Maguen Avraham6, cependant, on prononcera ‘Alénou après chaque Tefila, Min’ha compris. C’est aussi le Minhag Sefarad et le Minhag ‘Habad.7
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1. Dans la ‘Amida de Moussaf de Roch Hachana exceptée.
2. Ora’h ‘Hayim 133.
3. Simane 16.
4. Moré Beètsba’ 35.
5. Ora’h ‘Hayim 133.
6. 132, 1.
7. Voir encore : Sidour Otsar Hatefiloth Hakatane – Sefarade, ‘Iyoun Tefila, p. 333-4.