QUE DOIT-ON FAIRE LE JOUR DE SON ANNIVERSAIRE ?
Le Talmud Yerouchalmi1 raconte qu’Amalek, de par sa sorcellerie, savait que le jour d’anniversaire d’un homme est pour lui un jour de chance, jour où son “Mazal” est particulièrement fort, aussi choisissait-il dans sa guerre contre Israël des combattants dont l’anniversaire tombait le jour du combat. Pour cela aussi, explique Rabbi Tsadok de Lublin2, les Tsadikim, eux, nous quittent souvent précisément le jour de leur naissance3 : leur disparition représente en effet pour eux un jour de “Mazal”exceptionnel, jour où ils se débarrassent des limites corporelles pour enfin jouir des rayons de la Chekhina.
Comment profiter pleinement de ce grand jour ? Quels sont les Minhaguim (coutumes) qui lui sont liées ?
Tout d’abord, on montera à la Torah, le Chabbath précédant l’anniversaire et, si l’anniversaire tombe un jour de lecture de la Torah, ce jour-là aussi.
On rajoutera au don de la Tsedaka avant les prières de Cha’harith et de Min’ha. Si l’anniversaire tombe un Chabbath ou un jour de fête, on donnera la Tsedaka la veille et, si possible, le lendemain aussi.
On priera avec plus de ferveur, on pensera davantage à la grandeur Divine, et on s’efforcera de lire le Livre des Psaumes dans son intégrité, ou tout au moins un des cinq livres.
On étudiera le Psaume correspondant à l’année entamée, soit pour ses 27 ans, par exemple, le Psaume 28.
On ajoutera à l’étude habituelle, tant dans la Torah dévoilée que dans l’étude de la ‘Hassidouth.
On apprendra par cœur un “Maamar” de ‘Hassidouth, ou tout au moins une partie d’un Maamar, et on le récitera devant des amis ou des proches, le jour de son anniversaire ou peu après, comme par exemple le Chabbath suivant, lors de la “Se’ouda Chelichith”.
On s’efforcera de répandre la Torah, en particulier la « Hassidouth.
On s’isolera afin de se remémorer les actions commises dans l’année ; On prêtera particulièrement attention à celles nécessitant d’être réparées.
On prendra une bonne résolution quant à une bonne conduite à suivre, que l’on n’avait jusqu’alors pas l’habitude de suivre.
On organisera une Hithva’adouth (réunion ‘Hassidique) avec sa famille et ses amis, dans une ambiance de Torah et de Mitsvoth. On s’efforcera si possible de réciter la bénédiction “Chèhè’hèyanou“ sur un nouveau fruit ou un nouvel habit.
(Source : Cha’aré Halakha Ouminhag, Vol. 2, pp. 312-314, d’après les écrits du Rabbi).
_________________________________
1. Roch Hachana 3, 8.
2. Ressissé Laïla.
3. Kidouchine 38a.