QUELLES SONT LES REGLES DE BASE REGISSANT LE MIKVE ? (7ème partie).
Nous avons introduit la semaine dernière la notion “d’Otsar Zeri’a”. Les Mikvaoth fonctionnant selon ce principe, possèdent deux bassins : un bassin-réservoir rempli d’eau de pluie, auquel est relié le bassin d’immersion. Lorsque l’eau de celui-ci est sale, on le vide, puis on le remplit à l’aide d’eau courante qui s’y déverse après avoir traversé le bassin-réservoir et avoir reçu le statut d’eau de pluie.
Ce processus possède un certain nombre d’inconvénients, parmi lesquels :
1. Nous avons vu que le Raavad et le Rambam exigent que le bassin-réservoir possède toujours plus de 20 Seïm de véritable eau de pluie. Les nombreux mélanges qu’entraîne le procédé “d’ensemencement” de l’eau imposent un très rapide renouvellement de l’eau et la “véritable” eau de pluie (=non puisée) devient assez vite inexistante. Il est vrai que Rachi, Rabbénou Tam, le Roch, le Tour, le Ramban, le Rachba, le Ritba et le Choul’hane ‘Aroukh n’imposent pas l’exigence du Raavad ; mais le Chakh et de nombreux A’haronim l‘imposent1.
2. Le bassin d’immersion, que l’on rince à l’eau courante après l’avoir vidé, doit être tout à fait sec avant d’être rempli d’eau provenant du bassin-réservoir, en raison du principe rendant inapte un bassin dans lequel seraient arrivés 3 Louguim (environ un litre) d’eau “puisée” avant qu’il ne contienne 40 Seïm d’eau de pluie2. Il est difficile de remplir cette condition, en raison de l’eau restant sur le sol et les parois du Mikvé, une fois vidé.
3. Il arrive que l’eau passe du bassin-réservoir au bassin d’immersion au moment du remplissage du bassin-réservoir, ce qui est prohibé d’après certains décisionnaires (qui exigent que l’opération soit effectuée en deux temps, ce qui complique le processus3.
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1. Voir 5ème partie.
2. Voir 1ère partie.
3. Voir Choul’hane ‘Aroukh Yorè Déa’ 201, 60 ; Darké Halakha – Sanz – p. 212 ; Mivnè Mikvaoth p. 32-33. Voir cependant Taharath Mayim p. 182.