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QUELLES SONT LES REGLES DE BASE REGISSANT LE MIKVE ? (6ème partie).
Après une dernière courte introduction, nous allons enfin pouvoir aborder l’étude pratique des différentes sortes de Mikvaoth existant.
À l’époque du Talmud, l’immersion se faisait soit dans une source naturelle, soit dans un bassin d’eau de pluie, souvent situé à l’intérieur d’une caverne1.
Il était en pratique impossible de changer l’eau des bassins jusqu’à la saison des pluies. En raison de l’absence de pluie en Èrets Israël, durant de longs mois, les Mikvaoth dégageaient des odeurs nauséabondes2. Il était par conséquent nécessaire de trouver le moyen de changer l’eau du Mikvé même en l’absence de pluie.
Par ailleurs, nos Maîtres s’efforcèrent de trouver une solution permettant de maintenir l’eau du Mikvé à une température raisonnable3.
Parmi les solutions proposées au long des générations, deux solutions de base existent jusqu’à nos jours. Nous allons en étudier les avantages et les inconvénients, puis traiter des grands avantages apportés par un “Mikvé ‘Habad”.
Première solution : “Otsar Zeri’a” (littéralement : “bassin d’ensemencement”).
Le bassin-réservoir est rempli d’eau de pluie (grâce aux pluies arrivant sur le toit durant l’hiver) ou de glace. Le bassin dans lequel a lieu l’immersion est séparé du bassin-réservoir par un muret. Le remplissage a lieu de la façon suivante : après avoir vidé l’eau sale du bassin d’immersion, on ouvre les robinets d’eau courante. Cette eau se dépose dans le bassin-réservoir (dans lequel elle est comme “ensemencée”). Ce bassin contenant au préalable au moins 40 Seïm d’eau de pluie, l’eau “ensemencée” est comme “convertie” elle-même en eau de pluie. Le supplément d’eau se déverse alors dans le bassin d’immersion après passage dans un trou cylindrique situé dans la paroi séparant les deux bassins.
Nous aborderons la semaine prochaine, si D.ieu veut, les inconvénients d’un tel Mikvé.
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1. Voir Bartenora – traité de Mikvaoth – chap. 6, 1.
2. Voir traité de Chabbath 14a.
3. Voir Diné Tikouné Hamikvé Ve’assiyatah, Choul’hane ‘Aroukh p. 1647 ; Responsa du Tsèma’h Tsèdek Yorè Déa’ Simane 334.

Sources