L’OBLIGATION DE L’ÉTUDE DE LA ‘HASSIDOUTH AVANT LA TEFILA.
Le cinquième chapitre du traité de Berakhoth débute par l’injonction : “on ne pourra prier qu’après un élan de totale soumission1. Les hommes pieux avaient pour règle de conduite, avant de prier, de se préparer une heure durant, à la Tefila”.
Sur ce, Rabbénou Yona rapporte, et à son instar le Rama2 : “il faudra avant la Tefila réfléchir à la Grandeur Divine et à la bassesse humaine, et effacer de son cœur tous les plaisirs de ce monde”.
Dans l’une de ses lettres3, le Rabbi écrit : “Un fait me surprend depuis quelques années déjà. Il est, en effet, une Halakha tranchée que personne ne remet en cause, selon laquelle chacun, avant la prière, a l’obligation de méditer à “la grandeur de D.ieu et la petitesse de l’homme, grâce à quoi ce dernier fait disparaître de son cœur tous les plaisirs”… Il en résulte que cette Halakha, tout comme l’obligation de prier, est applicable trois fois par jour.
Pourquoi alors les Rabbanim, les décisionnaires, les enseignants, professeurs et Raché Yechivoth, taisent ils cette obligation, qui est si peu respectée, y compris parmi ceux qui la connaissent ?!”
Dans Betsel Hakho’hma4, le Rabbi précise : “il est impossible de se concentrer sur la Grandeur Divine sans étudier la ‘Hassidouth”. À la remarque de son interlocuteur, un Admour, faisant remarquer que ses ancêtres ne se consacraient pas à cette étude durant la semaine, le Rabbi rétorqua : “les besoins, tout comme les médicaments, évoluent en fonction de l’évolution des maladies…”.
Et dans Igueroth Kodèche5 : “Une véritable Tefila doit nécessairement être précédée d’une totale soumission. ‘J’ai créé le Yetser Hara’ et Je lui ai créé une antidote : la Torah permet de soigner l’orgueil suscité par la forte conscience de son moi’.
Il faut donc étudier la partie de la Torah qui inspire l’humilité. Cette partie de la Torah est la ‘Hassidouth – ‘Paroles du D.ieu de Vie’ – laquelle engendre l’amour et la crainte de D.ieu”.
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1. Voir Rachi, Berakhoth 30b.
2. Ora’h ‘Hayim 98, 1.
3. Igueroth Kodèche Vol 11, p. 230 ou Vol. 16, p. 38 – version française.
4. Betsel Hakho’hma, p. 23.
5. Igueroth Kodèche Vol. 10, p. 234 ou Vol. 14, p. 52 – version française.