LA CONSOMMATION D’UN MEDICAMENT NECESSITE-T-ELLE UNE BENEDICTION ?
Lors des jours de grand froid, de nombreuses personnes sont malades (Que D.ieu leur apporte un total rétablissement !) et consomment pastilles et sirops de tous genres1.
Ci-après quelques lois relatives aux bénédictions sur les médicaments :
• Boire de l’eau ne nécessite une bénédiction que si l‘on boit pour apaiser sa soif, mais pas si l’on boit pour avoir avalé un aliment de travers etc.2.
• Boire de l’eau pour avaler un médicament ne nécessitera pas de bénédiction, sauf si l’on boit aussi pour apaiser sa soif3.
• Boire une boisson autre que de l’eau nécessitera une bénédiction de toute façon, si l’on en retire un profit4.
• En ce qui concerne les médicaments : certains décisionnaires5 exigent que l’on prononce une bénédiction avant consommation de tout médicament6 ayant un goût plaisant. D’autres7 sont d’avis de différencier les médicaments recouverts de sucre, qui nécessiteront une bénédiction, des sirops et des médicaments où ingrédients actifs excipients et sucre sont mélangés, et pour lesquels on ne prononcera pas de bénédiction. En raison de ce différend, on s’efforcera a priori de consommer un aliment de bénédiction “Chèhacol” avant le médicament, et d’inclure ce dernier dans la bénédiction8.
• Notons qu’on n’exigera pas d’un médicament qu’il soit spécialement bon pour prononcer une bénédiction, mais uniquement qu’il ne soit pas mauvais et que l’on en tire un certain profit autre que celui de guérir9.
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1. La Torah nous ordonnant d’allier l’action à la confiance en D.ieu – voir Parachath Reêh, Devarim 15:18.
2. Choul’hane ‘Aroukh 204, 7.
3. Michna Beroura 204, 42.
4. Choul’hane ‘Aroukh 204, 8 ; Choul’hane Admour 204, 13 et Michna Beroura idem – d’après Tossafoth Berakhoth 45a.
5. Yalkout Yossef 3, p. 435-6.
6. Cachère – comme nous l‘expliquerons ultérieurement, si D.ieu veut.
7. Rabbi Chelomo Zalman Auerbakh Zal – rapporté dans Nichmath Avraham Vol. 4, p. 7 et Vol. 5, p. 12 ainsi que dans ‘Hayé Moché Vol. 3, 1ère partie, p. 25.
8. Vezoth Haberakha p. 114.
9. Voir Choul’hane ‘Aroukh Admour 204, 14-15 ; Michna Beroura 204, 43 et Cha’ar Hatsioun 37.