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PEUT-ON HONORER PLUSIEURS PERSONNES POUR PRONONCER LES BENEDICTIONS DES “CHEVA’ BERAKHOTH” ?
Le Talmud, traité de Pessa’him1 nous apprend que, hormis quelques cas exceptionnels, une bénédiction est censée débuter et finir par “Baroukh Ata Hachem”. Parmi les exceptions : les bénédictions courtes (telles celles sur des fruits), ainsi que les bénédictions faisant partie d’une série de bénédictions, comme celles de la ‘Amida. Pour ces dernières, seule la première bénédiction débute et se termine par “Baroukh…”, les autres ne font que se terminer par “Baroukh…”. Selon Rachi, le début de la première bénédiction (Birkath Avoth) sert d’ouverture à toutes les bénédictions qui suivent. Selon les Tossafoth2, la fin de chaque bénédiction sert d’ouverture à la bénédiction qui suit.
Les Tossafoth3 expliquent encore pourquoi certaines bénédictions parmi les “Sept Bénédictions” du mariage, débutent et se terminent par “Baroukh”, et d’autres non.
Quoi qu’il en soit, la question se pose à savoir si l’on peut “distribuer” ces bénédictions à divers invités, afin de les honorer, ou si le fait que certaines des bénédictions ne soient considérées comme commençant par“Baroukh” qu’en considération de celles qui précèdent, ne soit un obstacle au désir de les distribuer et de les séparer l’une de l’autre.
Le Rav Frank Zatsal4 est d’avis d’interdire la “distribution” des “Chèva’ Berakhoth” à plusieurs invités ; Toutefois, la majorité des décisionnaires5 est d’avis de permettre la distribution de ces bénédictions.
Cette autorisation est entre autre basée sur les dires du Kessef Michnè6, selon lequel une bénédiction ne commençant pas par “Baroukh” au vu de celles qui la précèdent, est encore considérée comme bénédiction à part entière, même si prononcée séparément.
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1. Pessa’him 104b.
2. Tossafoth Pessa’him idem, à l’en-tête ‘’Houts’.
3. Idem.
4. Responsa Har Tsvi Ora’h ‘Hayim 44.
5. Igueroth Moché Ora’h ‘Hayim 1, 94 ; Tsits Èli’ézer Vol. 6, 2 ; Sova’ Sema’hoth Vol. 1, p. 160.
6. Hilkhoth Keriath Chema’ 1, 8 – rapportés par le Maguen Avraham 60, 2 et le Choul’hane ‘Aroukh Admour Hazakène 60, 3.

Sources