D’où provient l’usage de prélever le Ma’asser de ses revenus ? (b)
Attardons-nous maintenant sur le “montant moyen” : le “Ma’asser” – 1/10.
• D’après certains décisionnaires1 (Maharil, d’après le ‘Hatam-Sofer, Yorè Déa’ 232), il s’agit d’une obligation de la Torah. Cette obligation est en effet issue d’un verset de la Torah (comme vu précédemment). Ces décisionnaires sont toutefois en minorité.
• D’après d’autres2, il s’agit d’une injonction de nos Sages. Le verset rapporté par les Tossafoth ne sert qu’à renforcer l’injonction.
• D’autres enfin sont d’avis qu’il ne s’agit pas d’une injonction, mais d’un Minhag. C’est l’avis du Bayith ‘Hadach3 et du Responsa ‘Havoth Yaïr4 (‘Havoth Yaïr 224). Cet avis est cependant fortement repoussé par nombre de décisionnaires5.
En résumé : le prélèvement du Ma’asser est, d’après la majorité des décisionnaires, une injonction de nos Sages. Le Rabbi encourageait le prélèvement de 1/5 des revenus, ajoutant : “plus l’on donnera d’argent à la Tsedaka, plus on s’enrichira”6.
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1. Maharil, d’après le ‘Hatam-Sofer, Yorè Déa’ 232.
2. ‘Aroukh Hachoul’hane 249, 2 ; Admour Hazakène d’après le Rabbi – Cha’aré Tsedaka p. 179.
3. Bayith ‘Hadach Yorè Déa’ 331.
4. ‘Havoth Yaïr 224.
5. Taz – Yorè Déa’ 331-2 ; Birké Yossef Yorè Déa’ 249, 3 – voir encore Tsits Èli’ézer Vol. 9, Simane 1, 8 ; Ye’havè Da’ath Vol. 3, 76.
6. Cha’aré Halakha Ouminhag Vol. 3, p. 251 – voir encore p. 260-2.