Catégorie: 

Nom du Rabbin:

EN QUOI SE CARACTERISE ROCH HACHANA TOMBANT UN CHABBATH ? (a).
Sonnerie du Chofar : La Michna nous rapporte, dans le traité de Roch Hachana1, “lorsque Roch Hachana tombait un Chabbath, on sonnait du Chofar dans le Mikdache, mais pas dans le pays”. Ceci, explique la Guemara2, de peur qu’une personne ne sachant sonner du Chofar, ne prenne son Chofar et aille chez un expert afin d’apprendre à sonner, transgressant ainsi l’interdiction de porter un objet le Chabbath dans le domaine public, sur une distance supérieure à quatre coudées. C’est pour cela que, jusqu’à aujourd’hui, nous ne sonnons pas du Chofar le Chabbath3.
Avinou Malkénou : On prononce cette Tefila après la ‘Hazara de la ‘Amida de Roch Hachana. Si Roch Hachana tombe un Chabbath, d’après le Rama4 et le Choul’hane ‘Aroukh Admour5, on ne le lira pas. D’après la majorité des décisionnaires Sefaradim, on la lira de toute façon6.
_________________________________

1. Roch Hachana 29b.
2. Idem.
3. Voir Choul’hane ‘Aroukh Ora’h ‘Hayim 588, 5.
4. 584, 1 au nom du Ran et du Rivach.
5. 584, 8.
6. Voir Kaf Ha’hayim 582, 16 et 584, 8, au nom du Ari Zal – Cha’ar Hakavanoth ; Ye’havè Da’ath Vol. 1, 54 ; Kitsour Ch.A. du Rav Èliahou Chelita, p. 428, note 14.

EN QUOI SE CARACTERISE ROCH HACHANA TOMBANT UN CHABBATH ? (b).
Tachlikh : Le Rama1 rapporte au nom du Maharil, l’habitude d’aller au bord d’un cours d’eau, le (premier) jour de Roch Hachana après Min’ha, afin d’y lire “Vetachlikh Bimetsouloth Yam…”, en souvenir du sacrifice de Yits’hak qui, d’après le Zohar, eut lieu le jour de Roch Hachana. Sur le chemin de la “’Akéda”, un fleuve apparut en effet à Avraham et Yits’hak, afin de leur couper la route2. Le Ari Zal3 rapporte lui aussi ce Minhag et précise que, lors du Tachlikh, on pensera à jeter ses fautes à l’eau. Lorsque le premier jour de Roch Hachana tombe un Chabbath, il existe trois avis distincts : 1) d’après le Mo’èd Lekhol ‘Haï4, le Ben Ich ‘Haï5, et le Rav Mordekhaï Èliahou Chelitta6 – on lira de toute façon le Séder Tachlikh le premier jour. On fera alors attention à ne pas porter hors du ‘Érouv. 2) D’après un avis rapporté par le Peri Megadim7 ainsi que le Rav ‘Ovadia Yossef Chelita8 – on lira le Séder même le Chabbath, si le cours d’eau se trouve à l’intérieur du Érouv ; le second jour, le cas échéant. 3) D’après le ‘Hida9 et le Kitsour Choul’hane ‘Aroukh10 – on lira alors le Séder Tachlikh le deuxième jour. C’est aussi l’avis du Rabbi de Loubavitch11, malgré le fait que le Ba’al Hatanya ne fasse pas de distinction entre Roch Hachana tombant un Chabbath ou un jour de semaine12.
_________________________________

1. Ora’h ‘Hayim 583, 2.
2. Midrache.
3. Cha’ar Hakavanoth 90a.
4. Mo’èd Lekhol ‘Haï 13, 70.
5. Parachath Nitsavim, 12.
6. Kitsour p. 431, note 30.
7. Échel Avraham 583, 3.
8. Ye’havè Da’ath Vol. 1, 56.
9. Birké Yossef 583.
10. 129, 21.
11. Hamèlekh Bimessibo Vol. 2, p. 18.
12. Choul’hane ‘Aroukh Admour 583, 7 ; Sidour Torah Or p. 147a.

Sources