BENEDICTION A PRONONCER SUR LES PLANTES ODORIFERANTES, LORS DE LA HAVDALA.
Dans le Traité de Berakhoth1 sont détaillées les bénédictions à prononcer sur les différentes odeurs (le myrte, le jasmin, le cédrat…). En résumé, nous dit Rabbi Yossef Karo, dans le Choul’hane ‘Aroukh2 : “sur l’odeur d’une espèce d’arbre, on dira ‘Boré ‘Atsé Bessamim’, sur les espèces d’herbes, on dira ‘Boré ‘Isvé Bessamim’, sur ce qui n’est ni arbre ni herbe, on dira ‘Boré Miné Bessamim’ (‘qui crée les différentes sortes d’odeurs’), enfin sur un fruit comestible que l’on prendra en main afin d’en sentir l’arôme, on dira ‘Hanotène Réa’h Tov Bapéroth’ (‘qui donne de bonnes odeurs aux fruits’)”.
Les Tossafoth3 s’interrogent sur la bénédiction à prononcer en cas de doute. D’après eux, il faudra alors prononcer “Chèhakol Nihya Bidevaro”, alors que selon Rabbénou Moché, dont les Tossafoth citent l’avis, la bénédiction adéquate est alors “Boré Miné Bessamim”. C’est pour cet avis qu’optent le Choul’hane ‘Aroukh4 ainsi que le Rama.
En ce qui concerne la Havdala, le Maguen Avraham5 écrit au nom du Chalah, que l’habitude est de prononcer la bénédiction “Boré Miné Bessamim sur toutes les espèces, de peur que les personnes ignorantes n’en viennent à se tromper (prononçant Miné au lieu de ‘Isvé, etc.). Cependant, rajoute le Maguen Avraham, il est conseillé d’inclure dans les plantes sur lesquelles on fera la Havdala, une espèce dont la bénédiction est véritablement “Boré Miné Bessamim”. C’est ainsi que tranchent le Ba’al Hatanya dans le Choul’hane ‘Aroukh Admour, ainsi que l’auteur du Michna Beroura. Le Minhag des Sefaradim, cependant, est de prononcer la bénédiction adéquate à chaque espèce, lors de la Havdala6.
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1. Berakhoth 43a-b.
2. Choul’hane ‘Aroukh Ora’h ‘Hayim 216, 2.
3. Traité de Berakhoth 43a.
4. Choul’hane ‘Aroukh 216, 2.
5. Ora’h ‘Hayim 297.
6. ‘Atsé, ‘Isvé ou Miné Bessamim.