DOIT-ON PRONONCER LA “TEFILATH HADEREKH” APRES UNE AUTRE BENEDICTION ?
La Talmud Berakhoth1 rapporte, au nom de Rav ‘Hisda, la formule de la bénédiction à prononcer avant un voyage : “Yehi Ratson… Baroukh Ata Hachem Choméa’ Tefila”. Nos Maîtres les Richonim expliquent chacun à sa façon, pourquoi cette bénédiction ne débute pas par “Baroukh ata”, comme il se doit de toute bénédiction2. Certains, pour faire débuter cette bénédiction par “Baroukh”, s’appliquaient à la prononcer après une autre bénédiction (comme celles du matin, Acher Yatsar, ou la bénédiction sur un aliment). C’est le cas du Maharam de Rottenburg3, dont l’habitude est rapportée par le Choul’hane ‘Aroukh4.
En ce qui concerne le Minhag ‘Habad : Admour Hazakène rapporte dans son Choul’hane ‘Aroukh5 qu’il est bien de prononcer la Tefilath Hadèrekh à l’issue d’une autre bénédiction ; cependant, dans son Sidour6, il ne fait pas mention de cette règle à suivre. Le Rabbi Harachab avait apparemment l’habitude de prononcer la Tefilath Hadèrekh après une bénédiction débutant par “Baroukh”7 ; le Rabbi, lui, établit que la Tefilath Hadèrekh ne nécessite pas de débuter par Baroukh8.
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1. Berakhoth 29b.
2. Voir Pessa’him 104b et Tossafoth à l’entête “Kol” ; Beth Yossef Simane 110, au nom de Rabbénou Yona.
3. Voir Tour, Simane 110.
4. Choul’hane ‘Aroukh 110, 6 – en tant que bonne conduite à suivre.
5. Idem 110, 7.
6. Sidour Torah Or, p. 74.
7. Voir Likouté Dibourim en hébreu – Likout n° 37, p. 928.
8. Voir Sidour Rabbénou Hazakène avec notes du Rav Raskin Chelita, p. 691, 2.