CONSOMMATION D’AIL, D’OIGNON OU D’ŒUF AYANT PASSE UNE NUIT1 APRES AVOIR ETE EPLUCHE.
“Rabbi Chim’on ben Yo’haï enseigne : cinq choses mettent la vie en danger (…) : consommer de l’ail de l’oignon ou de l’œuf épluché (…) ayant passé la nuit”2.
Quoique n’étant pas rapportée par le Choul’hane ‘Aroukh ni par le Rama, l’instruction de prendre garde à cet avertissement se retrouve chez de nombreux “A’haronim”3, et doit par conséquent être suivie.
Le Talmud4 et les décisionnaires rajoutent qu’enfermer ces aliments (dans un panier ou une boite) n’aiderait en rien ; mais que laisser une partie des feuilles / de la coquille5 annulerait tout danger, et donc toute interdiction.
Certains décisionnaires6 sont d’avis que le danger est encore écarté si l’ail, l’oignon ou l’œuf épluché est mélangé (avant d’avoir passé la nuit épluché) à d’autres aliments, comme dans une salade. Certains enfin permettent la consommation de poudre d’ail ou d’œuf7.
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1. Une nuit entière – voir Chemirath Hagouf Vehanèfech du Rav Lerner, Vol. 1, p. 21, note 2.
2. Talmud Nida 17a – d’après Rachi.
3. Notamment Admour Hazakène – Hilkhoth Chemirath Gouf Vanèfech, 7 ; ‘Aroukh Hachoul’hane Yorè Dé’a 116, 22 ; Ben Ich ‘Haï 2ième année, Parachath Pin’has 14 ; Kaf Ha’hayim Ora’h ‘Hayim 504, 1 et Yorè Dé’a 116, 92 et 93 ; Responsa Igueroth Moché Yorè Dé’a 3, 20 ; Responsa Yabia’ Omer Vol. 2, Yorè Dé’a 7. Voir aussi : Netivoth Hama’arav p. 149, 32.
4. Idem.
5. Il est un différend, à savoir si rajouter feuilles ou coquilles après épluchage total aiderait ou non – voir Chemirath Hagouf Vehanèfech Idem, note 3 ; voir encore Smak, 171.
6. Ben Ich ‘Haï Idem et Kaf Ha’hayim Idem (d’après Smak Idem). Voir encore “Hacachrouth” du Rav Fuchs, p. 429. On notera que le Kaf Ha’hayim (Yorè Dé’a 116, 93) émet la possibilité que l’interdiction ne concerne que des aliments (ail, oignon, œuf) crus.
7. Voir Responsa ‘Helkath Ya’akov nouvelle édition, Yorè Dé’a 14 ; Responsa Har Tsvi, Yorè Dé’a 74 ; Responsa Igueroth Moché Idem ; Responsa Yabia’ Omer, Idem ; Responsa Chévet Halévi, vol. 6, 111. Notons toutefois que l’ensemble de ces décisionnaires se base notamment sur le fait que le Choul’hane ‘Aroukh et le Rama ne rapportent pas l’instruction de Rabbi Chim’on ben Yokhaï. L’avis d’Admour Hazakène serait vraisemblablement différent.