EST-IL PERMIS DE CEDER UNE PARTIE DU GOLAN A LA SYRIE ?
La position du Rabbi à ce sujet est bien connue1 : Èrets Israël appartient au Peuple Juif dans son ensemble : “Ce jour-là, D.ieu s’allia à Avraham, lui disant : J’ai donné cette terre à ta descendance, du fleuve d’Égypte jusqu’à l’Euphrate”2, nul n’est donc habilité à en disposer, surtout pas pour la brader à l’ennemi.
De plus, le Choul’hane ‘Aroukh3 qui permet la sortie en guerre le Chabbath contre l’ennemi envisageant ne serait-ce que le vol de paille d’une ville frontalière, est formel : céder une terre frontalière est mettre le peuple en danger !
Rajoutons, au nom du Rav ‘Ovadia Hadaya, Zatsal4 (le maître du Rav ‘Ovadia Yossef et du Rav Mordekhaï Èliahou) :
“La Torah nous interdit de vendre un terrain en Èrets Israël à un non-juif (…) a fortiori des villes entières (…), a fortiori au vu des miracles vécus lors de la Guerre des Six jours (…). De plus, les terres conquises lors de cette guerre furent libérées de l’influence de “la Kelipa” et du mal, pour réintégrer leur Kedoucha, et ainsi la Chekhina elle-même fut relevée de la poussière, (…). Si des terres sont rendues à l’ennemi, nul ne sait jusqu’où s’étendra l’emprise de “la Kelipa” sur la Terre Sainte (…). En ce qui concerne les terres telles le Golan et le Sinaï, on sait que Jérusalem s’étendra dans le futur jusqu’à Damas (…), et que le Beth Hamikdache sera reconstruit sur le Mon Sinaï (…), aussi est-il tout aussi interdit de céder l’une de ces terres (…). Les chefs d’état arabes sentent leur fin proche, aussi se renforcent-ils, tel un homme agonisant sur son lit de mort se redresse pour retomber raide mort (…). Hachem nous donnera prochainement le mérite d’assister à la reconstruction du Beth Hamikdache.
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1. Voir “Chelémouth Haarets”, chap. 1-2.
2. Lekh Lekha 15:18.
3. Ora’h ‘Hayim 329, 6.
4. Responsa Yaskil ‘Avdi Vol. 8, p. 81 – lettre rédigée en 1968.