UN VERRE DE VIN EST-IL NECESSAIRE A LA LECTURE DU BIRKATH HAMAZONE ? (b).
Nous avons vu la semaine dernière, que le Choul’hane ‘Aroukh1 rapporte trois avis distincts, quant à notre sujet : l’un selon lequel toute lecture de Birkath Hamazone nécessitera un verre de vin (qui sera bu après le Birkath Hamazone) ; un autre, selon lequel c’est uniquement lorsque le Birkath Hamazone est accompagné de “Zimoune” ; un autre encore selon lequel il n’est aucune obligation de rechercher du vin pour la prononciation du Birkath Hamazone.
Le Choul’hane ‘Aroukh ne tranche pas en faveur de l’un des avis. Le Maguen Avraham2 et Admour Hazakène3, par contre, concluent que l’usage, aujourd’hui, est de ne pas rechercher spécialement de verre de vin même pour un Birkath Hamazone prononcé à trois, quoique cela soit une bonne conduite à suivre (on remarquera toutefois que le Rabbi écrit, dans le “Hayom Yom” du 14 Kislev : “on prononcera le Birkath Hamazone “sur un verre” même en l’absence de Minyane (…)”).
À l’instar du Maguen Avraham et d’Admour Hazakène, le Michna Beroura4, le Kaf Ha’hayim5 et le Yalkout Yossef6, n’exigent pas la recherche de verre de vin pour la lecture du Birkath Hamazone.
De toute façon, en l’absence de Zimoune, on ne lira pas le Birkath Hamazone “sur un verre de vin”, en vertu de l’avis du Zohar.
Certains s’efforcent, les Chabbatoth et jours de fête, de rechercher un verre de vin, lorsque l’on prononce un “Zimoune”7.
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1. 182, 1.
2. 174, 2.
3. 182, 1.
4. 182, 4.
5. 182, 1.
6. Vol. 1 p. 258.
7. ‘Aroukh Hachoul’hane 182, 1 ; Piské Techouvoth Vol. 2, p. 574.