Catégorie: 

Nom du Rabbin:

LES MÉDICAMENTS, LE CHABBATH (suite du n° 466).
QUAND PEUT-ON PRENDRE DES MEDICAMENTS LE CHABBATH ? (3).
– D’autres enfin permettent de continuer le traitement dans tous les cas où l’interruption risque d’entraîner douleur ou malaises1.
Notons encore :
– Certains permettent de dissoudre avant Chabbath tout médicament que l’on veut prendre le Chabbath, dans l’eau ou autre boisson, afin de l’utiliser le Chabbath. Ceci toutefois si l’on ne peut remarquer qu’il s’agit d’un médicament, et s’il s’agit d’un médicament que l’on n’a pas usage de dissoudre2.
– On pourra, après maladie, continuer de consommer un médicament le Chabbath, afin de ne pas rechuter3.
Certains traitements ne sont pas considérés comme médicaments par tous les décisionnaires :
– Analgésiques (Acamol, etc.) :
Le Tsits Èli’ézer4 permet leur absorption le Chabbath ; le Rav Mordekhaï Èliahou l’interdit5. Le Yalkout Yossef6 rapporte qu’il existe un différend à ce sujet. Le Piské Techouvoth7, enfin, permet leur absorption en cas de migraine ou de fort mal de tête.
– Somnifères :
En cas d’insomnie, leur utilisation est autorisée8.
– Vitamines :
Le Chemirath Chabbath Kehilkhatah9 permet leur absorption le Chabbath seulement à qui est malade ; le Yalkout Yossef6 permet (tout en conseillant néanmoins, a priori, de s’en abstenir) leur absorption à tous.

_________________________________
1. Tsits Èli’ézer Vol. 8, p. 148 ; Yalkout Yossef Chabbath Vol. 4, p. 135.
2. Igueroth Moché Ora’h ‘Hayim 2ième partie, 86 ; voir aussi : Responsa Nichmath Chabbath Vol. 2, p. 348.
3. Chemirath Chabbath Kehilkhatah chap. 34, d’après le Michna Beroura 328, 86.
4. Vol. 14, p. 99.
5. Réponse orale à l’auteur de ces lignes – voir aussi Kitsour p. 316, note 1.
6. Chabbath Vol. 4, p. 143.
7. Vol. 3, p. 193.
8. Ketsoth Hachoul’hane 138, 31 ; Chemirath Chabbath Kehilkhatah p. 466, 16 note 67, au nom de nombreux décisionnaires ; Yalkout Yossef idem.
9. Voir en détails p. 476, 20.
10. Idem p. 145.

Sources